18 juillet 2008
Alphonsine
Une belle valse lente, elle voudrait que l'on joue,
Au jour de sa mort, si l'on peut, dans l'église,
Elle veut que l'on répande, ses cendres un peu partout,
Etre bien libre encore, et que l'air la grise,
Que l'on n'oublie jamais, sa joie et ses rires,
Sa cuisine alsacienne, son amour de la danse,
Sa coquetterie encore, que rien n'a su aigrir,
Que celui qui est vieux n'est pas celui qu'on pense,
Elle avait eu cinq ans, à la fin de la guerre,
Elle a de beaux souvenirs, qui font briller ses yeux,
En répétant souvent, qu'il ne faut être amer,
Que la vie est bien belle, si l'on y croit un peu.
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