Une lutine à Strasbourg

Lutiner toute la semaine, pour être une poétesse du dimanche.

10 septembre 2008

Septembre...

       

Sept Ambres :

Sourde plainte étirée, du temps étiolé
J'ai perdu mon aimé, comme meurt l'été,
Naufrage en contre temps, quand je surnage encore,
Misérable espérant, sauver ce qui est mort.

Sauver ce qui est mort, en arrosant de miel,
Ce reste de décor, vide de l'essentiel.
Butinez, soeurs abeilles, que j'abreuve sans fin,
Le tombeau des merveilles, à chaque lendemain.

L'or de votre sucre, né des fleurs et du vent,
Tu as aimé mon lucre, maintenant écoeurant,
Je n'ai pourtant changé, le goût de ce breuvage,

Et ainsi s'est fané, l'amour de son usage,
J'ai perdu mon aimé, à la rue de la gare,
Il ne viendra m'aider, à sécher mon mouchoir.

Posté par vertelutine à 19:47 - Poésie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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