Une lutine à Strasbourg

Lutiner toute la semaine, pour être une poétesse du dimanche.

21 avril 2009

Meurtrière

Carreaux, fenêtre, vitraux, où se posent les fées,
Comme les papillons, par la lumière piégées,
Et un filet de trop, de ta main manié,
Il y en a pour de bon, des fées dans ton herbier,


Mortes contre le vélin, de ta peau meurtrière,
Tout aussi dangereuse, que l'attirante chaleur,

Qui manquait en mon sein, de fille un peu légère,
Ma triste espérance pieuse, réduite en petite peur.

Je ne sais pas ce que veux dire le mot d'amour,
Il semble que le maux, lui, me soit bien clair.
Tant mieux me diras-tu, linguiste du dernier jour,


Au moins t'auras servi, cette leçon au long cours.
Entomologiste, pour toutes les fées mes pairs,
L'herbier est un cher prix, pour le sens du discours.

Posté par vertelutine à 23:06 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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